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Interview Fevrier 2010 PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 23 Février 2010 21:50

Interview parue sur letour.fr

 

18/02/2010 - Il y a un an, sur Paris-Nice : Jérémy Roy

© Presse Sports-La première victoire de Jérémy Roy dans les rangs professionnels

La première victoire de Jérémy Roy dans les rangs professionnels© Presse Sports

 

Bon dernier à Saint-Etienne, Jérémy Roy a vécu une journée d’exception dans l’étape du lendemain, en direction de Vallon-Pont d’Arc, sur laquelle il a initié l’échappée du jour avant d’aller chercher dans un final à haute tension sa première victoire dans les rangs professionnels. Un an plus tard, le jeune coureur de la Française des Jeux, contraint à l’impasse sur Paris-Nice après avoir consacré son hiver à une opération de l’artère iliaque, se souvient avec précision de cet instant d’euphorie.

Jérémy Roy : « J’avais deux gros clients face à moi »

Le final de la 5ème étape de Paris-Nice a été délicat à aborder, avec un scénario de course qui ne vous a pas toujours servi…
J’avais déjà vécu des situations similaires sur le Tour de France 2008, dans une échappée avec Sylvain Chavanel qui avait gagné l’étape de Montluçon, et sur le Tour d’Espagne, où j’avais également terminé troisième d’une échappée à trois. Alors bien sûr, dans le final on pense à ces souvenirs d’échecs. Mais je ne me suis pas encombré l’esprit avec cela, et je me disais surtout que j’avais avec moi deux gros clients. Thomas Voeckler et Tony Martin étaient supérieurs à moi dans l’hypothèse d’une arrivée au sprint, alors je me suis dit que j’allais tenter quelque chose.

Comment avez-vous décidé du moment opportun pour attaquer ?
J’avais regardé attentivement le profil de l’étape, et j’avais noté que sur les derniers kilomètres, il y avait essentiellement un faux-plat descendant. Dès lors, si je parvenais à creuser un petit écart, je me suis dit que sans ascension, ils auraient du mal à me reprendre… et que ça pouvait passer.

Les sept derniers kilomètres, en solitaire, ont dû vous sembler interminables…
Surtout, l’écart est resté infime, jamais plus d’une dizaine de secondes. Je regardais de temps en temps sous mon bras, et je me rendais bien compte que Voeckler ne roulait pas, mais je les sentais tout de même se rapprocher. C’était très stressant, mais j’ai joué mon va-tout, et ça a marché.

Dans quelle mesure ce succès a changé votre façon d’appréhender les courses ?
Il se trouve que cette victoire reste la seule de ma carrière professionnelle pour le moment, mais je suis ravi que ce soit sur Paris-Nice, une course de prestige. Je ne me suis pas vraiment retrouvé dans le même genre de situation depuis, mais au niveau psychologique c’est important d’y être arrivé. Cela donne de la confiance, car désormais je sais que je suis capable de faire un numéro.