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Pour mon anniversaire , je vous annonce officiellement ma sélection pour ... Merci à tous pour vos messages , votre soutien me permet de me surpasser. En attendant , direction les championnats de France A peine sorti du Tour de Suisse, Jérémy Roy va aborder – comme pour tout coureur hexagonal – une semaine importante pour lui, celle des championnats de France, à Chantonnay. S’il sera l’un des atouts précieux de la Française des Jeux dimanche, sur la course en ligne, le Tourageau ne pense pour l’instant qu’à l’épreuve chronométrée : un domaine dans lequel il a particulièrement progressé ces derniers mois. Velochrono a voulu savoir où en est le vainqueur du Tro Bro Leon 2010, à deux semaines du Tour de France, auquel il participera pour la troisième année consécutive. Preuve qu’il prend de l’importance au sein de la formation de Marc Madiot. Tour de Suisse : “Un peu à la peine”, jusqu’à un chrono très rassurant Jérémy Roy a bouclé le Tour de Suisse avec le sourire. C’était pourtant mal parti. L’épreuve helvète, dont la météo n’a pas été des plus radieuse, s’est avérée fatigante pour une bonne partie du peloton. Nombreux sont les coureurs qui doivent se dire : j’aurais préféré que l’on me fasse courir le Dauphiné … Chutes, tension, parcours casse-pattes : alors que l’épreuve hexagonale était un vrai petit Tour de France, ce TDS ressemblait davantage à une succession de classiques. Notre ingénieur en mécanique aurait pu être de ceux qui sont revenus au pays dans le doute, mais une belle performance sur le chrono final est venu sauver sa semaine. 15e, dans les mêmes temps que bon nombre de spécialistes confirmés, il s’est surpris. Le coureur de la Française des Jeux résume la course comme il l’a vécue : “Cela a été très exigeant, avec un parcours vraiment usant, une météo très capricieuse, un niveau extrêmement relevé et même si la vitesse moyenne de l’épreuve est en deçà de 40 km/h, je peux vous dire que ça roulait vraiment fort ! Il y a d’ailleurs eu beaucoup d’abandons.” Son excellent résultat sur la dernière étape le rassure : “C’est un très bon résultat pour moi car j’ai été un peu à la peine cette semaine. Après avoir enchaîné un stage intensif en montagne fin mai, le week-end breton dans la foulée et le Tour du Luxembourg, j’ai peut-être eu un coup de moins bien ! Donc je commençais à m’inquiéter sur mon état de forme. Mais cette 15ème place me remotive et montre que j’ai bien travaillé. Et surtout pas trop mal récupéré en faisant gruppetto la veille (Il avait terminé la 8e étape en dernière position, NDLR).“ Championnats de France : objectif top 5 sur le chrono De quoi gonfler son moral à seulement deux jours du chrono des France. “Ma participation était remise en question durant la semaine“, avoue t-il. Finalement, ayant constaté que les sensations dans l’exercice solitaire étaient bonnes, il confirme sa présence, mercredi, avec “pour objectif de faire top 5“. Meilleur français de ce chrono du Tour de Suisse, Jérémy Roy a battu un coureur comme Sylvain Chavanel, certes de retour de blessure. Cette référence intéressante s’ajoute à la formidable troisième place qu’il avait obtenu sur le prologue du Tour de Romandie fin avril. Cette saison, le protégé de Marc Madiot est en train de se spécialiser dans cet exercice. Et il ne fera pas figure d’intrus parmi la liste des favoris pour la tunique bleu-blanc-rouge. En ce qui concerne l’épreuve en ligne, Jérémy Roy ne sait pas encore à quoi s’attendre. Dans la plupart des équipes françaises, les coureurs reviennent à peine de leur dernière course de préparation, que ce soit le Dauphiné, le Tour de Suisse, la Route du Sud, ou encore les Boucles de la Mayenne. L’heure n’est pas encore à décider de la tactique de dimanche, et de qui sera soutenu durant la course. “J’espère être protégé, explique t-il. Mais la course en ligne est toujours particulière, il faut aimer les courses en circuit, et l’épreuve est très très … trop longue.” Mais il sait que tout est possible, d’autant plus à Chantonnay : “Ce circuit reste quand même assez ouvert et le risque de voir une échappée importante se développer n’est pas négligeable ! Un coup de trafalgar est possible, il faudra donc être vigilant. Après, ce sera la course d’équipe qui primera sur les ambitions personnelles, car au départ tout le monde veut être champion de France !” Participation au Tour assurée Quoi qu’il arrive cette semaine, Jérémy Roy sera ensuite au départ du Tour de France, à Rotterdam. “Ma participation est acquise, mais la sélection complète de l’équipe n’est pas encore arrêtée“, nous précise t-il. Cela signifie donc que le vainqueur d’étape sur l’édition 2009 de Paris-Nice a été l’un des premiers à être prévenu de la validation de son billet pour les Pays-Bas : une marque de confiance légitime, pour un coureur fidèle à l’équipe française depuis son passage chez les pros en 2003, et qui a participé aux deux dernières Grandes Boucles. 48e l’an passé, il avait montré de réels progrès sur les terrains les plus difficiles, terminant 11e à Tarbes, 9e à Saint-Girons. Des progrès qu’il a continué d’exposer cette année, que ce soit sur le Tour de Catalogne – 6e à Asco -, sur le Tour de Romandie – 15e au général – ou sur le Tour du Luxembourg – 11e. Le Tour de France, il l’a déjà bien étudié. ”Je connais le parcours , mais pas encore sur le bout des doigts … Je connais surtout les points qui font peur ! Les bordures hollandaises, les monts belges, les pavés français et le terrible enchainement pyrénéen. Mais il y a beaucoup de belles étapes et il y a aura je pense beaucoup d’opportunités une fois la première semaine passée. Ce sera dur pour une équipe de cadenasser. Je ne peux pas dire que j’ai coché telle ou telle étape, même si on a des préférences. Car selon les circonstances de course, l’état de fatigue et la réussite peut être remis en cause.“ L’an dernier, la Française des Jeux n’a pas gagné d’étape mais à Bourg-Saint-Maurice, Sandy Casar a pris la deuxième place derrière Mikel Astarloza, ensuite contrôlé positif. “Sa victoire n’a toujours pas été validée et si elle l’est , c’est claire que cela n’aura pas du tout la même saveur“, précise Jérémy Roy. L’objectif sera donc, pour l’équipe, d’en gagner une en levant les bras. Mais aussi de bien figurer au classement général. En 2009, Christophe Le Mével avait pris la 10e place, pile devant son coéquipier Sandy Casar. Tous deux “briguerons un top 10“, et le Tourangeau espère bien les y aider “au maximum”, et “jouer le 3ème homme comme il le faut pour le classement par équipe.” Bref, Jérémy Roy a du pain sur la planche, mais cela veut dire aussi qu’il prend du gallon. photo emilie drouet |