04 novembre
Ma cuve a débordé

Ma cuve a débordé

C’est la coupure ! Depuis un mois maintenant. Pour la première fois depuis quelques années, j’ai pris le temps de faire un reset total de la machine, tant physiquement que mentalement.


Le 4 octobre dernier, je disputais la dernière course de ma saison, le Tour de Lombardie. Plus de Pékin, pas de Chrono des Nations, pas de Critérium de Saitama non plus : j’étais exempté de prolongations, j’ai voulu en profiter pleinement. Cela faisait longtemps puisque depuis l’intersaison 2009-2010, je n’avais plus observé pareille coupure. A l’époque, j’avais également arrêté le 4 octobre ; ce qui différait, c’était la suite du programme, avec mon opération de l’artère iliaque juste avant Noël. J’avais alors repris en février au Trofeo Laigueglia.


Tout cela est donc assez nouveau. Je n’ai plus du tout touché au vélo depuis l’Italie, je ne suis même pas allé à la présentation du Tour de France et je ne remettrai le cuissard qu’à l’occasion de ma rando King Cross ce dimanche 8 novembre, sans pour autant que ce soit le coup d’envoi de mon entraînement hivernal : je vais y aller mollo et m’y remettre en douceur. Pour l’heure, mes principaux objectifs sont à domicile. M’occuper de la famille, de la maison… Le vide total pour bien déconnecter et repartir de plus belle. J’avais besoin de remettre les compteurs à zéro après une saison 2015 pas satisfaisante à titre personnel.


Cette décision est un pari. Je reste sur quatre saisons à plus de 85 jours de course, dont trois à plus de 90. J’ai plusieurs fois fait le grand écart entre janvier et octobre, avec beaucoup de déplacements. Chaque hiver, on peut assimiler la coupure à la vidange d’une cuve qui serait remplie de fatigue (physique, psychique, lassitude …). Vider cette cuve permet de repartir sur de nouvelles bases, vierges.

 

Or des fois on ne se laisse pas assez de temps pour vider la cuve... Le robinet n’a pas assez de débit et on recommence à remplir la cuve non vide. Les niveaux de fatigue apparaissent dès lors plus vite. Mais quand à chaque intersaison, on assiste à cela, la cuve peut déborder. Et on est dans le trop plein. C’est ce sentiment qui m’a un peu animé cette saison. En ce mois d’octobre, j’ai ainsi ouvert le robinet en grand et j’ai pris le temps pour que tout s’écoule (enfin j’espère...). Tous les coureurs ne font pas ça quand ils arrivent dans la trentaine, ils sont même assez nombreux à avoir le raisonnement inverse en coupant le moins longtemps possible car la remise en route peut s’avérer difficile et retrouver un bon niveau peut prendre du temps.


Pour moi les étapes hivernales vont donc venir les unes après les autres, sans se précipiter. Le stage de novembre est plutôt un rassemblement de cohésion. C’est en décembre que les choses sérieuses commenceront avec les bases de la saison 2016 à jeter : programme, entraînement qui en résulte. Mon rôle dans le collectif est clair et je ne m’attends donc pas à voir ce programme énormément évoluer. Je me garde encore de trop penser à la suite pour aller au bout de ma logique et aborder 2016 avec 2015 complètement derrière moi.

Commentaires  

#11 Deniau Daniel 07-11-2015 07:54
Faire le vide,ça fait du bien de temps en temps,profiter de la petite famille aussi(bientot grande) reprise dans le Luberon,que je connais bien,il y a de quoi vous occupez,surtout du coté de Gordes,Fontaine du Vaucluse,Senancle,enfin vous devez avoir établi ce qu'il faut,je ferai pas la King croos cette année,opération hernie le 12 ,alors calmos,a plus.
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