06 mars
Être parrain de la Team U19, ça me botte !

Être parrain de la Team U19, ça me botte !

Début octobre 2013, j'ai accepté de devenir le parrain de la U19 Racing Team Btwin, sur invitation de leur entraîneur Nicolas Boisson. Cette semaine, j'ai passé deux jours en leur compagnie lors d'un stage en Espagne. Je m'implique dans ce rôle et aimerait que le projet puisse aller encore plus loin.

 

Grand frère

 

J'avais déjà pu rencontrer certains des jeunes de l'équipe sur le Chrono des Nations : ils étaient quasiment tous venus là-bas car ils partaient ensuite en stage durant leur semaine de vacances scolaires, pour un peu de cyclocross et surtout de la cohésion de groupe. J'avais pu leur faire visiter le bus, sentir l'ambiance des contre-la-montres. Je leur avais bien dit que si j'avais voulu endosser ce rôle auprès d'eux, ce n'allait pas être à titre honorifique en prenant tout ça à la légère. Je voulais m'impliquer, venir dès que possible. Et ça a pu être le cas cette semaine avec deux jours passés en Espagne, à Empuria Brava, où les coureurs étaient arrivés le samedi précédent, tandis que je courais en Ardèche et dans la Drôme.

 

 

J'ai pu rouler en leur compagnie, mais surtout passer du temps avec eux pour échanger. Le dimanche soir, chacun s'est présenté face à moi, et le lundi soir, c'était à mon tour de prendre la parole, pour un exercice de questions-réponses à bâtons rompus. Ce qui était sympa aussi, c'est que tout le monde était logé dans des petits appartements où les colocataires cuisinaient leur repas ensemble, avec un membre du staff à table dans chacune des chambrées. Des moments conviviaux et encore plus propices pour apporter des conseils aux athlètes et répondre à toutes les attentes. Ces instants privilégiés passés avec eux m'ont encore plus conforté dans mon choix de les accompagner. L'un de mes principaux conseils a été de leur dire de ne pas trop en faire à leur âge : il faut faire attention au sur-entraînement mais aussi à la sur-fatigue, l'emploi du temps scolaire s'ajoutant au temps de selle, pour un cerveau jamais vraiment en repos. Mais ces jeunes sont tous déjà très au fait de ce qu'un coureur cycliste doit faire et ne pas faire : ils baignent déjà dans tout ce qui est entraînement, savent à quoi les exercices servent, sont bien conscients que le vélo ce n'est pas du bourrinage, utilisent des capteurs de puissance mis à leur disposition.... Ils gagnent un temps fou !

 

Que la FFC la considère comme une équipe !

 

Il convient d'expliquer comment fonctionne cette structure. C'est un processus assez particulier car cette équipe n'en est pas une aux yeux de la Fédération Française de Cyclisme, alors qu'elle existe depuis déjà sept ans et prend un nouvel essor depuis deux saisons. Ils ont un entraîneur salarié, sont en partenariat avec l'équipe FDJ.fr depuis l'intersaison 2013-2014, mais les cadets et juniors qui font partie de l'effectif demeurent membres de différents clubs de l'Hexagone, dans lesquels ils n'ont pas forcément l'encadrement de certains autres, plus importants, ni l'équipement de pointe qui favoriserait leur développement. Des jeunes qui font partie de Pôles France ou de Pôles Espoirs ne peuvent intégrer la Team U19. Il s'agit vraiment de garçons qui ont besoin que l'on comble pour eux certains manques et qui, de surcroit, doivent gérer un double projet cyclisme-études. La conséquence malheureuse, c'est qu'ils peuvent se réunir sur des stages mais ne peuvent pas courir sous le même maillot en course, la FFC autorisant des "ententes" mais de deux clubs maximum. Néanmoins ils peuvent profiter de contreparties comme l'équipement textile, casque, vélo, capteur de puissance, l'aide aux entraînements, les rassemblements comme celui d'Empuria Brava... Il serait toutefois idéal qu'une solution soit trouvée avec la Fédé. Des contacts ont d'ailleurs été renoués en ce sens.

 

J'estime qu'il ne faut pas que des blocages administratifs gênent la progression de ces coureurs. Il faut bouger les lignes : les clubs concernés sont d'accord pour ça car le travail de la Team U19 ne va pas interférer avec le leur et celui des comités. Cette structure peut aussi se compléter avec les équipes de France, qui ne disputent pas toutes les courses internationales de ces catégories d'âge : elle pourrait la suppléer sur certaines compétitions car elle a les moyens logistiques pour le faire. Ce serait également un excellent moyen de jauger les coureurs en vue d'une admission dans cette équipe de France. Les Pôles Espoirs ont le droit de courir sur le même maillot alors que les jeunes proviennent de clubs différents : ce serait la même logique mais une étape au dessus. Et ce serait en phase avec les évolutions que souhaite instaurer l'UCI, avec la perspective de création obligatoire d'équipes réserves continentales pour les formations World Tour. Bénéficier d'un vivier U23 serait une excellente chose mais avoir la même chose, avec un statut clairement identifié, pour les U19 et même les cadets, serait encore mieux. Les coureurs de cet âge ne passeront pas tous professionnels mais ils seront moins nombreux à se "perdre" si la pyramide est solide.

 

100% sain, 100% maîtrisé

 

L'avantage, c'est vraiment que la Team U19 a les moyens d'impliquer les futurs champions qui savent qu'au bout du chemin, il y a une passerelle, mais la présence en parallèle de leurs clubs amateurs respectifs les laisse grandir avec moins de pression. Cette structure, avec plus de souplesse accordée au niveau fédéral, a les moyens de leur servir de tremplin à la pente douce pour un envol maîtrisé. Le travail de Nicolas Boisson, avec les capteurs et les tests, permet de mettre en place un réel suivi du coureur, pour repérer les cracks, suivre leur évolution et leur progression. Ca limite aussi les risques de dérapage. Il n'y a pas les moyens nécessaires pour bâtir un suivi médical mais le Profil de Puissance Personnalisé (PPP) sert de base solide et aide à détecter les choses louches.

 

Et puis le fait d'avoir à la tête de ce projet quelqu'un qui n'est jamais passé professionnel et s'est rapidement dirigé vers la formation, par vocation, est archi-sain : Nicolas Boisson n'a que 24 ans mais il tient son groupe en main et a la parole facile avec eux. Il est fait pour ça. Quant à la tête pensante de cette équipe, le dirigeant principal Alexandre Chenivesse, il ne vient pas de la compétition de haut-niveau mais de la communication : il est capable de prodiguer de bons conseils sur des aspects différents. Par exemple, il forme déjà les jeunes à la gestion future de leur image, à l'exercice de l'interview... Il insiste aussi pour qu'ils aient une formation de mécanique, pour qu'ils montent eux-même leur vélo l'hiver... C'est vraiment du sérieux et je suis fier de m'être associé à ce projet, qui ne demande qu'à prendre son envol.

Commentaires  

#5 ravdryjeon 23-06-2014 23:26
oothvkfsfnzspz, ysnmzsqrty , pjhclphagy: http://www.wmunivnhoi.com/, http://www.srhgdpnzjz.com/ ysnmzsqrty
#4 HUMBERT Alain 08-03-2014 19:06
Bravo Jérémy pour ton soutien pour ces jeunes. On te fait confiance dans tous les domaines. Lé vélo a besoin de gens comme toi, Merci. Sportivement. Alain
#3 Julio 07-03-2014 09:20
Belle article,

je ne peux cependant m’empêcher de rectifier une petite coquille :
c'est Alexandre CHENIVESSE ! (la vinasse c'est pas son fort en plus !)
#2 JEAN-LOUIS 07-03-2014 08:43
JEREMY,
ton implication et ton ouverture dans divers horizons hors courses mais dans le domaine du vélo montre une fois de plus ta disponibilité et ton sérieux à servir et faire progresser ce sport malheureusement trop souventt renfermé sur lui-même.
Bravo et merci pour ces jeunes , tes idées sont bonnes , pourvu que les choses avancent,les gens comme toi sont indispensables pour l'avenir de ce sport que nous aimons tant!
#1 Olivier Touzé 06-03-2014 18:27
Très belle article Jérémy pour cette très belle structure.
Bonne saison a toi.

Ajouter un Commentaire


Code de sécurité
Rafraîchir

-----