Ma foirade au Canada

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Je suis à peine revenu des classiques canadiennes, et je ne suis pas très en forme car j’ai mal géré le décalage horaire et j’ai eu du mal à m’exprimer. Cependant, ces achats demeurent très agréables même en mode zombie!

Six ans après mon dernier et unique engagement, l’année où ces courses ont été ajoutées au calendrier en 2010, je suis de retour la semaine dernière sur les Grands Prix de Québec et de Montréal. Des classiques toujours aussi charmants et appréciés, des itinéraires et des hôtels toujours aussi magnifiques. Il était vraiment agréable d’y aller, mais c’était un véritable voyage. Au cours de l’année précédente, j’ai visité l’Australie pour participer au Tour Down Under, puis j’ai participé au Mondial de chrono par équipes en octobre à Richmond, USA. Il s’agissait de ma dernière expérience avec le décalage horaire.

Il m’a été difficile de renouer avec lui : j’ai mal géré le voyage, j’ai mal dormi une fois arrivé sur place. Lors de l’exercice, je me sentais très bien, j’avais de bonnes sensations. Je croyais pouvoir assumer mon rôle, qui devait consister à participer aux divers mouvements de la dernière heure, tout comme Ignatas Konovalovas et Yoann Offredo l’ont fait, et à soutenir Anthony Roux, notre leader désigné. À Québec, je suis solide sans pour autant être agressif. Je m’éloigne de la ligne à trois bornes, avant la dernière station, le long du Saint-Laurent.

À Montréal, je rencontre un problème à quatre tours de l’arrivée – 48 kilomètres. Je me retrouve sur le mulet de Kono en raison d’un problème mécanique, car les véhicules disponibles pour les équipes ne permettent pas d’avoir plus de quatre vélos sur la galerie. Je m’efforce de rentrer, je ne suis plus très frais une fois de retour dans le peloton, et je lâche à un tour du but. Je n’étais pas dans la rue, mais j’avais l’espoir de mieux. Je rentre en France déçu et en état de zombie en raison de mon manque de sommeil. Un zombie satisfait tout de même des résultats d’Anthony Roux : il se classe 3e et 9e, avec d’excellentes références face à un plateau élevé, entouré de coéquipiers qui ont été très performants.

L’équipe était extrêmement unie et cela a été un moment agréable. Afin de profiter davantage, je dois maintenant me remettre et repartir du bon pied. Le dimanche, je participerai au GP d’Isbergues, puis je me rendrai en Italie pour les derniers classiques de la saison : le Tour d’Emilie, le GP Beghelli, les Trois vallées varesines, et bien sûr le Tour de Lombardie.